QUELQUES POINTS DU PROGRAMME ÉLECTORAL DE MICHELLE BACHELET

Un programme fondé sur trois principes : stabilité politique, stabilité économique et cohésion sociale. La stabilité politique s’appuie sur une lente récupération de tous les espaces de liberté et de démocratie mis à mal durant la dictature, et sur la force de la large coalition de partis —la Concertation— qui gouverne depuis plus de quinze ans. La stabilité économique se fonde sur la poursuite d’une politique économique libérale qui assure au pays une croissance régulière d’environ 6% par an. La cohésion sociale sera recherchée en faisant un effort tout particulier sur la réduction des inégalités, l’intégration des exclus, l’aide aux plus démunis et l’offre d’une passerelle vers l’éducation et le travail. C’est le plan « Chili solidaire ».
L’objectif déclaré de Michelle Bachelet étant de faire du Chili en aussi peu de temps que possible un pays développé. C’est ce qu’elle explique dans son programme intitulé Un bond vers le développement. Le programme prévoit l’adoption d’un train de mesures en faveur des petites et moyennes entreprises ; un plan d’aide à la création d’entreprises — notamment par les jeunes. Et un ambitieux projet de simplification des procédures administratives concernant la création ou la mise en liquidation des entreprises.
La participation citoyenne : réintégrer dans la vie politique et participative des pans entiers de la société qui s’en sont trouvés exclus par 17 années de régime militaire. Il s’agit surtout des femmes et des jeunes.
La réforme de l’État. Par toute une série de mesures, rendre l’Etat plus efficace et mieux outillé pour répondre aux défis d’aujourd’hui et de demain. Parmi les principales mesures envisagées, la décentralisation qui permettra de créer une dynamique politique et économique dans l’ensemble du territoire.
Une politique sociale plus juste, qu’il s’agisse d’éducation, de santé, de protection sociale, de sécurité, devant la justice et devant l’administration. Au centre de ce dispositif, une politique de la famille et une politique de la ville.
En politique étrangère, Michelle Bachelet réaffirme haut et fort la prééminence du droit international et la priorité d’une coopération internationale dans tous les domaines. Elle souligne l’importance de la mise en place de politiques régionales communes qui permettront, par la coopération et les échanges, de renforcer les démocraties renaissantes de la région.
Et, en règle générale, de lutter contre un des fléaux de la globalisation : la corruption et la corruptibilité du secteur public comme du secteur privé, en mettant en place des législations ad hoc, en favorisant la transparence des marchés et de l’information disponible, et en rémunérant convenablement tous les agents de l’État placés dans des postes sensibles.
Pour financer l’ensemble des mesures qu’elle compte adopter, Michelle Bachelet compte non seulement sur la poursuite de la croissance et le maintien des prix du cuivre aux taux actuels ; sur un meilleur recouvrement des impôts — en faisant une chasse sans merci à l’évasion fiscale et à la fraude.




